Après avoir été ringardisées par la médecine moderne, les disciplines non conventionnelles, aussi appelé médecines douces sont en train de revenir, notamment l’hypnose. Une de ses applications les plus étonnantes est la gestion de la douleur. Certains hôpitaux proposent même l’hypnose pour anesthésier les patients lors d’une opération.

La douleur, une composante psychologique

Que la souffrance soit chronique ou non, il est désormais reconnu que la part psychologique est au moins aussi importante que la composante physique. Autrement dit, la perception subjective joue un rôle important. C’est pour cela qu’on constate souvent que certaines personnes supportent moins la douleur que d’autres.

La composante psychique a longtemps été oubliée mais elle est de plus en plus prise en charge.

Pour retrouver une vie confortable, il semble donc important de travailler sur les deux aspects : physique + mentale.

Chaque métier a son rôle a joué dans l’accompagnement. Le corps médical intervient de manière classique sur le problème physique (traitement, ré-éducation, chirurgie). En complément, la gestion de la douleur peut être complété par d’autres disciplines comme la PNL ou l’hypnose.

Ces deux méthodes vont agir directement sur la partie mentale. On pourrait comparer cela à un apprentissage voir une rééducation mentale. Un kinésithérapeute peut vous aider à rééduquer une partie de votre corps, un hypnotiseur peut vous aider à (ré)éduquer une partie de votre esprit.

Dans tous les cas, avant d’envisager une séance, la consultation d’un médecin est incontournable pour traiter ce qui doit être traité. L’hypnose intervient après et en complément.

Changer votre perception sensorielle

L’hypnothérapie a de nombreuses applications comme les addictions, la gestion du stress, les phobies etc.

Grâce à l’hypnose, il est possible de diminuer la douleur ou de changer sa perception. Le processus hypnotique de certains protocole permet de changer les représentations mentales.

Il est possible de diminuer la perception sensorielle d’une zone jusqu’à l’anesthésier. Il faut donc trouver le bon réglage entre perception et diminution de la douleur.

Il est également possible de changer la modalité dans laquelle le corps exprime le signal. Au lieu de l’exprimer sous formes de douleurs, l’hypnose peut suggérer au client que ça se transforme en picotement par exemple. Ainsi, le signal reste perceptible mais devient supportable.

Il ne faut pas oublier que le signal, même s’il est douloureux, a une utilité. Il sert au corps pour exprimer un problème dans l’organisme.

Travailler la cause sous jacente

Même si les études scientifiques sont difficiles sur ce sujet, notre société commence a admettre timidement que la douleur est parfois un message pour exprimer un problème. Parfois, il s’agit même d’émotions mal évacuées.

Les cas les plus significatifs sont les personnes qui consultent la médecine et ne trouvent aucune explication malgré de nombreux examens.

Dans ce cas, l’hypnose peut s’avérer utile sous forme de thérapie. En effet, en partant du postulat que la douleur pourrait être une expression d’un mal être, le thérapeute va se focaliser sur la résolution du déclencheur, c’est à dire le problème sous jacent.

Quand le problème est résolu, il est fréquent de voir la souffrance physique disparaître.

L’auto-hypnose pour être autonome

Au début, il est souvent préférable de passer par un hypnotiseur pour se faire accompagner. Une fois le processus engagé, il est intéressant d’apprendre l’autohypnose pour continuer le travail. Cette pratique est encore plus intéressante pour les douleurs chroniques.

Pas besoin de formation longue, comme tous les apprentissages cela vient en pratiquant. Il suffit d’avoir les bases. Concrètement, une fois que vous avec compris la technique, il vous suffira de quelques minutes pour faire une analgésie ou une anesthésie sur une partie de votre corps en toute autonomie.

Attention, quelle que soit la méthode, la partie médicale du problème doit être vue avec les professionnels de la santé.