Préparation mentale et coaching pour le tir à l’arc

C’est avec un immense plaisir que j’accompagne la préparation mentale des compétiteurs du club de tir à l’arc dans lequel je m’entraîne. Les objectifs de chacun sont aussi simples qu’ambitieux : progresser et faire les meilleurs résultats possibles. Combiné à un objectif qui me tient à cœur, se faire plaisir quand on fait du sport !

Quelques exercices pour sensibiliser à la préparation mentale

Depuis bientôt 2 ans, l’entrainement était l’occasion de faire quelques exercices pour les volontaires et les plus curieux. Selon ce qui se présentait sur le moment, nous avons utilisé aussi bien des exercices de visualisations, de la PNL, de la sophrologie et de l’hypnose. Mais tout ça, ce ne sont que des termes techniques pour les érudits. Si on devait résumer de manière pragmatique, il s’agissait d’utiliser les capacités du corps et du cerveau d’une autre façon que celle utilisée au quotidien.

En voici quelques exemples. Nous avons expérimenté des exercices de conditionnement (le carré magique pour ceux qui connaissent). Pour d’autres, nous mettions en place des phénomènes hypnotiques pour favoriser l’efficacité musculaire lors de la traction de la corde.

Certains, déjà compétiteurs, ont connu des moments de gloire. C’était l’occasion de les aider à accéder de nouveau à ces ressources qui s’étaient spontanément mise en place par le passé. Sauf que maintenant, cet état d’esprit qui se manifestait au petit bonheur la chance peut désormais se mettre en place à la demande.

A plusieurs reprises nous avons également utilisé l’exercice de la vision périphérique. C’est un exercice qui permet la concentration et surtout de couper le dialogue intérieur pour ceux qui ruminent le plus. Le phénomène de vision périphérique n’étant pas intéressant, j’ai revisité le protocole en gardant les atouts cités précédemment mais en adaptant la fin pour obtenir une hallucination visuelle de type hyper-focalisation. Pour le tir à l’arc qui nécessite de la précision, c’est très intéressant. Chez certains, les parties inutiles de la cible disparaissent pour se concentrer que sur le jaune au centre, chez d’autres cela créé un canal de visé. Souvent, cela permet à l’archer de se déconnecter de son environnement pour rester dans sa bulle.

En bref, grâce à ces volontaires nous avons pu tester, expérimenter et progresser ensemble. Eux sur leur performance et moi sur mon coaching mental.

L’heure de passer aux choses sérieuses avec un vrai coaching

Devant tous ces tests intéressants et devant le potentiel énorme de certains archers, avec l’entraîneur nous nous étions promis de mettre en place quelque chose. Fini les interventions au pieds levé, il était temps de programmer un encadrement plus régulier, plus stable et compatible avec l’entraînement technique.

Sur le papier, tout est réuni pour que cela fonctionne. Des sportifs motivés avec un gros potentiel. En plus, un entraîneur au top qui a connu à plusieurs reprises la compétition au niveau national et qui a côtoyé des champions de France et champions du monde. Enfin, un préparateur mental.

Mon agenda s’étant libéré, nous avons décidé de démarrer. J’ai donc élaboré un programme, utile pour poser un fil conducteur mais adaptable en fonction de chaque personne. Au delà de l’amélioration de la performance sportive, je pense que ce coaching va permettre à chacun de se dépasser aussi dans sa vie personnelle. Nous mettons en place de nombreux outils, le but est d’offrir du choix à chaque compétiteur pour qu’il puisse piocher dans cette boite à outils selon son besoin et selon son ressenti.

Un programme global pour combiner la technique et le mental

Selon le programme de la journée, nous faisons des sessions de travail individuelles ou collectives. Souvent, il y a aussi des exercices à refaire à la maison pour peaufiner le travail. Même si le tir à l’arc est un sport individuel, les archers se retrouvent sur les mêmes compétitions. Comme ils ne sont pas dans les même catégorie, cela créé à la fois un esprit d’équipe et une certaine émulation.

Nous allons alterner des phases de travail pour améliorer la performance à l’entrainement mais aussi la préparation à la compétition pour viser le haut niveau. Certains sont déjà qualifiés pour les championnats de France.

Dès les premiers entraînements, j’ai eu la confirmation que chaque outil est abordé différemment par chaque archer. La seule chose que j’exige, c’est qu’ils expérimentent, qu’ils se fassent leur propre avis en testant. Le coaching mental doit savoir s’adapter, ce n’est en aucun cas un lavage de cerveau ni un programme bateau qu’on applique bêtement sur chaque personne.

Bien entendu, pour les mineurs, l’accord des parents est TOUJOURS demandé. Il n’y a aucun risque, mais j’exige un accord parental au préalable. C’est une question de confiance et d’éthique importante pour moi.

Les compétitions des prochains mois nous apporterons des réponses sur le côté sportif. Mais, je suis convaincu que d’une manière ou d’une autre, ce travail pourra apporter beaucoup de choses.